« sans l’Art, on ne peut imaginer une société. Elle serait invivable » 

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Nicolas Schöffer

Kalocsa, Hongrie 1912 - Paris, France 1992

Artiste et théoricien français d’origine hongroise, Nicolas Schöffer est l’un des représentants majeurs de l’art cinétique et un précurseur de l’art électronique et numérique. 

 

Il étudie à l’École des Beaux-Arts de Budapest et obtient un doctorat de Droit. Il émigre à Paris en 1936 et poursuit des études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Dès les années 1950, Schöffer développe ses premières recherches prospectives d’abord en peinture puis en sculpture. Elles se rapprochent de l’esthétique néo-plasticienne de Mondrian. Rapidement, Schöffer pense ses idées à l’échelle de la ville et développe de 1948 à 1956 son concept de « spatiodynamisme ». Schöffer pense le futur et fait appel aux technologies les plus avancées de son époque : la cybernétique.

 

Schöffer tente de rendre à l’art sa fonction première qui permettrait à l’homme de modifier ses conditions d’existence et développe son concept de « plasticologie ». En parallèle de ses recherches artistiques, il se consacre également à l’enseignement et à la rédaction d’ouvrages théoriques (La ville cybernétique, 1969 ; La nouvelle charte de la ville, 1974). 

 

C’est un artiste visionnaire qui a travaillé à des collaborations transdisciplinaires : la danse avec Maurice Béjart, la musique avec Pierre Henry, le cinéma avec Claude Lelouch.

 

Artiste reconnu de son temps, il gagne le Grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1968. Son œuvre est actuellement exposée dans de grandes collections comme le Centre Pompidou, le Musée Ludwig de Cologne, les musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ou encore dans des intégrations à l’architecture comme la Tour cybernétique de Liège dans le parc de la Boverie.

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